Celle qui voulait conduire le tram de Catherine Cuenca







CATHERINE CUENCA
Celle qui voulait conduire le tram
EDITIONS Talents Hauts - PARU EN 2017 - 147 PAGES


1916 : les hommes sont mobilisés sur le front. À l’arrière, les femmes prennent la relève. Parmi elles, Agnès est embauchée comme conductrice de tramway. Lorsque son mari, Célestin, rentre blessé de la guerre, il supporte mal qu’elle gagne plus que lui. Une fois la paix revenue, Agnès est renvoyée : les hommes doivent retrouver leur place. Révoltée par cette injustice, elle s’engage dans le mouvement des suffragettes. C’en est trop pour Célestin.


Ma chronique :

Je dois dire que les deux premiers romans que j'ai lu de la collection Les Héroïques des éditions Talents Hauts m'avaient quelque peu déçue, je m'attendais à des histoires plus percutantes même si elles restaient très bonnes à découvrir mais pas autant peut-être que le promettait la collection. Mais avec ce roman, j'ai été conquise ! Je l'ai débuté sans grande attente aux vues de mes précédentes lectures et j'en suis ressortie les larmes aux yeux et le cœur serré. Je suis assez féministe dans ma philosophie et découvrir le sort des femmes pendant la première guerre mondiale et leur condition après le retour des soldats m'a interpellé, je n'ai jamais vraiment étudié cet aspect de l'histoire, des suffragettes, dans cette guerre. On suit Agnès, une jeune femme tout juste épouse quand on lui arrache son mari alors qu'ils pensaient commencer une vie à deux, paisiblement. Notre héroïne est une battante, prête à tout pour garder la tête hors de l'eau malgré l'absence de Célestin dont elle bénit toutes les lettres reçues du front. On s'attache à elle, on se met à rêver avec elle d'une vie meilleure, sans guerre, avec un bon emploi et assez d'argent pour bien vivre. Elle a la chance de décrocher un poste d'homme, avec des responsabilités, mais elle s'accroche et est même très douée dans son milieu. Certes, ce n'est pas bien vu par tout le monde mais elle est heureuse et c’est le plus important. La guerre ne dure pas éternellement, hélas dans un sens et heureusement dans l'autre car voilà les hommes, maris, frères, soldats de retour, prêts à reprendre leurs places et renvoyer les femmes dans leur foyer, sans un merci pour le travail effectué à l'arrière plan. Comment ne pas avoir envie de se révolter face à une telle injustice? L'auteure mène son récit avec succès et vraisemblance dans les sentiments, doutes et réflexions de nos personnages qui n'en sont que plus humain. J'ai dévoré chaque page, avec avidité, ne voulant jamais lâcher Agnès et ses rêves, son combat et ses valeurs. La vie n'est jamais rose, ce roman nous le prouve bien, chaque choix que l'on pose a ses conséquences, il ne faut jamais baisser les bras, plutôt se retrousser les manches ! Une belle leçon de féminisme qui a changé l'histoire, surtout celle des femmes et qui mérite d'être connue et lue par les jeunes générations pour se rendre compte que notre condition de vie actuelle qui n'a pas toujours été aussi... libre et qu'elle a un prix.


2 commentaires:

  1. Ta chronique donne envie de le lire :)

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  2. Il me plairait bien. Je ne suis pas vraiment féministe mais c'est un thème que j'aime beaucoup.

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Merci pour ta réaction littéraire !